REVALPIN

Pétrifié au Piétravecchia

28 Juillet 2008 , Rédigé par Revalpin Publié dans #Escalades

Depuis le temps que Fabien nous en parlait de cette falaise perchée tout en haut de sa vallée de Ligurie. L'endroit est atypique: Au milieu des alpages, sur un calcaire gris d'altitude classique à 2000m, on grimpe avec vue sur la mer à 25km de là!!! Tout là bas au fond du val Nérvia, c'est bien Vintimille que l'on voit sur la cote.

Il fallait aller rendre visite à ce Pietravecchia. Mais j'ai failli finir pétrifié dans une voie, à ne plus oser bouger un orteil de peur de me coller le vol de ma vie. Nous avons choisi la voie la plus vieille de la falaise: "Altavista". Au bout de 20m d'escalade dans L4, plus de point à l'horizon. Pourtant le rocher ne se couche pas pour autant. Le relais est visible 20m au dessus, mais impossible de se dire qu'il faut monter là haut en solo. Finalement il y a bien un spit 5m sous le relais, gris et invisible du bas. Mais avant il manque 1 ou plutôt 2 points!! Un passage 6c oblig pas de doute la dessus.

La falaise  sud du Pietravecchia: un bonheur de rocher gris raide et souvent prisu. 
Et tout ca dans un cadre de montagnes perdues à cheval entre la France et l'Italie

Le pilier de la terrifiante L4. Pourtant un gougon attend bien le grimpeur intrépide tout la haut, 5m avant le relais. Sang froid et marge nécessaire pour passer ce passage décisif de la voie. La nébia nous a déjà rattrappé à ce niveau.

Finalement les 7 longueurs d'Altavista nous auront laissé un souvenir mitigé d'un très beau rocher sculpté, mais d'un équipement engagé. En plus soit on était bien fatigués, soit les cotes sont hyper tassées. Le plus dément était le superbe 6a sur du rocher magnifique et compact. Une succession de gouttes d'eau dans un mur raide. Les spits sont plutôt rares mais on les voit de loin en loin. C'est la longueur la plus facile et surement la plus esthétique.

C'était classe, mais il faut une marge sur le niveau annoncé. Alors c'est pareil dans toutes les voies du Piétravecchia ou d'autres sont plus accessibles? Quelqu'un connaît les 2 voies de gauche qui ont l'air un peu plus facile? Fabien: "help" si tu descends des Merveilles.
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Scandale - Ponset Face NW

22 Juillet 2008 , Rédigé par Revalpin Publié dans #Topos


Matériel en place: environ 50 pitons.
Matériel nécessaire: un jeu de friend du 2 au 00 BD, 4 sangles, 11 dégaines, 1 marteau pour retaper les points en place en option, cordes de 60m conseillées. Il est possible de faire des relais supplémentaires avec une corde plus courte.
Attaque: 100m à droite de la cheminée de la "Dufour Morisset", droit au dessus du point le plus haut d'un cone de cailloux. 2 pitons avec cordelette visibles à 10m de haut.
Descente: à pied en face sud du Ponset. Réchappe possible dans la voie jusqu'à R5 en rappels équipés.


L'histoire de l'ouverture et des photos en cliquant ici.

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Scandale au Ponset

22 Juillet 2008 , Rédigé par Revalpin Publié dans #Escalades

Le topo en cliquant ici.
Une nouvelle voie équipée de myriade de pitons, avec des relais en place permettant une réchappe vers la bas, tout ça dans la face Nord du Ponset, en plein parc National du Mercantour: UN SCANDALE. Dans cette paroi du terrain d'aventure par excellence, où l'escalade rime avec engagement, seul les "anciens" du département connaissent le tracé exact des voies existantes.


 Un petit matin frisquet à l'attaque de "Scandale" au Ponset: encore un mini névé au pied de la face.

Heureusement, les pitons laissés l'année dernière sont bien là pour se rassurer au passage du petit dévers de L1.

La "Dufour Morisset" est la seule voie régulièrement fréquentée du coin sur une sorte d'éperon entre la face N et la face NW. Il y a quelques années avec Jeannot et Mumu lors d'une ascencion de cette voie, le profil de la face NW m'avait paru assez raide pour se motiver un jour à y retourner voir de plus près. C'est chose faite en septembre 2007. En partant trop à gauche, on trouve d'abord une variante de la voie "Dufour Morisset" avec un piton de passage, qui rejoint le pilier plus haut. En cherchant plus loin au milieu de la face on trouve une succession de magnifiques fissures  aériennes : c'est là qu'il y a quelque chose de classe à faire! Arrivé à R5 on redescend en rappel pour ne pas se faire piéger par la nuit. Une autre tentative quelques semaines plus tard sera avortée à R3 à cause d'une météo glauque dans ce coin déjà assez austère pour ne pas avoir à en rajouter. Puis nous nous envolons vers le Népal et l'hiver gagnera la Haute Montagne avant notre retour.

 Muriel  test l'équipement dans L2 et donne les consignes: il faut rajouter un piton par là, il faut mettre une cordelette dans l'oeil de tel piton pour qu'il se voit mieux, il faut purger tel bloc branlant...

Nous attendrons donc jusqu'à ce dimanche 20 juillet 2008, pour avoir une journée disponible avec un rocher assez chaud et sec pour pouvoir finir la voie jusqu'en haut. Une perturbation débordant du nord a quand même essayé de nous faire buter tout en haut. Et nous avons du attendre que le rocher sèche un peu pour sortir sur l'arrête sommitale entre deux bourrasques pluvieuses. Comme dans tous les versants NW du coin (Grand Caîre de la Madonne de Fenêstre et Caïre Barel) le gneiss est couvert de lichen. Ca rend le rocher assez adhérent, sauf par temps humide où il se gorge d'eau et devient une véritable patinoire. Nous avons essayé de laisser un maximum de pitons en place pour indiquer le passage et permettre une escalade plaisante sans avoir à se servir du marteau. En tout il doit bien y avoir plus de cinquante pitons en place. Ils ne sont pas tous neuf et brillant car une bonne partie a été récupérée dans les voies des Ressauts du Baou maintenant rééquipées de scellements à la colle rose béton (?).

Le soleil rase la paroi et nous réchauffe de quelques rayons  éparses.

Muriel aux prises avec le rétablissement de L5 plein gaz au dessus du GR52 très fréquenté qui mène au Pas du Mt Colomb.

Le petit lac de la combe du Mt Colomb est bien plein cet été grâce à toute la neige qui fond lentement au dessus. Il fait le bonheur des randonneurs qui s'arrêtent sur ces rives pour une sieste bucolique après une descente grisante du Pas du Colomb en ramasse.

 Le pilier final de la voie, qui demandera encore pas mal de détermination, avant de sortir tout là haut sur l'arête.



Voila maintenant une voie de plus au Ponset pour aller faire fumer votre beau jeu de friend à proximité de Nice. Quelques passages extra vous attendent comme des fissures verticales de 30m, des passages en dalles sculptées à cupules dignes du haut de l'éperon Demenge (Cougourde), ou des dévers à bonnes prises pendu au dessus  du vide.

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Coup de froid en altitude

16 Juillet 2008 , Rédigé par Revalpin Publié dans #Escalades

C'est le résumé d'un week end du 14 juillet plutôt frisquet en montagne, du moins pour les niçois que nous sommes. Les feux d'artifices étaient bien là avec un festival d'éclairs, mais pas la grande chaleur.
Pourtant tout avait bien commencé à Estenc où nous sommes allés visiter la grande barre rocheuse à gauche du site d'escalade du saut du Var.
Une grande voie, tout équipée, traverse la barre de rocher jaune, resplendissante au soleil du matin: "La Rhubarbe". On trouve le topo sur le site de Basile et Odilon originaires d'Estenc. Il faut bien dire que L2 et L3 sont en rocher particulièrement médiocre. Mais le reste est potable et l'itinéraire a le mérite d'être la seule "grande voie" clef en main du Haut Var. La voie franchit la conque délitée de la falaise en suivant une rampe plein gaz! Astucieux. 
 Le 2ème relais dans la Rhubarbe à Estenc.
 
On n'a pas vu trace de cette plante aux tiges violacées caractéristiques. Dommage, j'adore la rhubarbe en compote ou en tarte.

Le foirage grimpistique est arrivé en même temps que le froid et le temps couvert en Ubaye. Rajoutez à cela une voie assez paumatoire dans une paroi encore humide des pluies de la veille et le but n'est plus très loin. Décidément l'Ubaye est la destination à réserver pour les périodes de grosses chaleurs.
Avec un super souvenir de grimpe dans "Festival" et "Hurlevent", nous sommes retournés au Sommet Rouge dans le vallon des Ouerts. L'ambiance est toujours aussi fantastique en montant dans ce vallon où l'on découvre la grande paroi invisible de la vallée.

La voûte en pierres ancestrales de la cabane des Ouerts qui nous a  protégé pour la nuit du vent glacé du nord et des orages.
 Les premières longueurs dans le rocher parfait de "le hasard ou la nécessité" avant de se paumer et de renoncer à continuer.


 
La face Est du sommet Rouge passe assez vite à l'ombre dans la matinée et peu devenir glaciale si le vent s'en mêle. Les ouvreurs du "Dièdre de Hurlevent" ont probablement dû en faire l'expérience pour laisser un nom de baptême pareil. L'itinéraire est pourtant bien abrité par un pilier proéminent et une longueur passe même par les entrailles de la paroi.

Le lac vert porte bien son nom avec ce temps tout gris. Au fond la pointe des Ouerts attend le randonneur avide de site sauvage où l'on ne croise pas âme qui vive.

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Canyons de l'Esteron

7 Juillet 2008 , Rédigé par Revalpin Publié dans #Revalpin

Quand les falaises de l'Esteron brulent de chaleur en été, tout le monde ne pense qu'à se baigner dans les vasques d'eau limpide des canyons et rivières du massif.
En plus cette année les débits sont encore sympathiques pour parcourir les canyons qui sont parfois trop sec en plein été dans l'Esteron: Maubonette / Gros Riou de Cuébris, Pierrefeu, Ciavarlina...

Le canyon de Cuébris traverse un verrou rocheux par de beaux encaissements et une cascade de 25m. 2 options pour la cascade: en rive droite dans l'eau ou en rive gauche par un rappel en dehors du débit qui passe à travers un gros tube.
La cascade de Cuébris couverte de tuf qui forme un tunnel au travers duquel on descend en rappel.

Pour la descente directe sous l'eau, attention au débit qui était encore un peu important ce 5 juillet.

Dimanche nous sommes allés au canyon de Pierrefeu avec un débit également sympathique. Une multitude de vasques les unes sous les autres, reliés par autant de toboggans ludiques. Voila de quoi se rafraîchir sous un soleil généreux. Le débouché du canyon dans l'Estéron arrive comme une récompense: il n'y a plus qu'à se laisser flotter et emporter par le gros débit de l'Estéron qui pulse assez pour nous emmener à la fin du parcours.

 Voila les triathloniens qui se détendent dans le canyon de Pierrefeu: Math au saut, Jo à la réception et Vince caché dans l'ombre dans la vasque.

La veille ils ont inventé le triathlon de l'Estéron: une voie à Aiglun + le Canyon de Maubonette + le tour du Mt Vial en VTT.

Quelle journée au grand air!

 Rappel d'une vasque à l'autre dans le Canyon de Pierrefeu.
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