REVALPIN

Les Calanques pour oublier les BALCONS mercantiles du 06

15 Novembre 2008 , Rédigé par Revalpin Publié dans #Escalades

Voila quelques photos de grimpe du pont du 11 novembre dans les calanques, pour se remonter le moral en ces temps difficiles où le CG durcit sa position en insistant sur son projet de marchandisation à outrance du Mercantour. Mais jusqu'où ira-t-il pour se ridiculiser face au grand publique qui a bien conscience que les derniers espaces naturels de France doivent être protégés, même si "le tout un chacun" ne se rend pas trop compte de l'impact des petits travaux fais ça et là?

En plus dans les calanques, la protection des espaces est très au goût du jour. La tendance est plutôt au déséquipement de certaines mains courantes sur les sentiers et
de source sûr le parc national des Calanques n'a jamais été aussi proche.

Couché de soleil sur l'ile du Riou, en haut de la voie du levant (qui n'a jamais aussi mal portée son nom).

J'adore l'automne pour la chaude couleur de ses couchés de soleil qui ne se font pas attendre dès 17h.
 Deuxième couché de soleil 2 jours plus tard avec le profil du fameux pilier du Devenson à droite.

La perturbation arrive au loin pour la nuit, il est temps de sortir de la voie!!!

Ces paysages ayant un peu apaisé mes nerfs surchauffés, voila de l'action.
Tout d'abord à Castelvieil où nous avons parcouru la voie du toit branlant. On a dû louper un truc car on a pas vu de toit??? Par contre les tubes, boyaux et passages secrets à l'intérieur de la paroi sont monnaie courante dans cet itinéraire. Rien que l'accès de la voie par le début de la "traversée sans retour" met dans l'ambiance, pendu en fil d'araignée au dessus de l'eau, à essayer de penduler désespérément vers la droite. Puis dans la voie, ça ne ressemble à rien que je connaisse: un rocher érodé en forme de pétales et de tubes plongeant dans la mer
. On se croirait dans le grès de Jordanie. L'assurage sur friend et lunules à demeure est très plaisant et le cheminement est simplement au plus facile: le top.

 Dans la traversée sans retour juste 10m au dessus de la mer. Le rocher est érodé comme jamais par le ressac des vagues. Un avant goût de la suite.
 Mais quel tube choisir? Par dedans ou par l'extérieur?
Cherchez plutôt la prochaine lunule qui vous indique facilement le chemin.
 Muriel en haut du pilier de la dernière longueur.

 Une échappée judicieuse à gauche permet d'éviter le dévers sommitale. Ils étaient malins ces anciens!

Le lendemain après une bonne festoyade à Cassis avec les niçois en vacances par ici, nous voila de retour à la Gardiole. Chose promis, chose dûe : voila des photos de moi sur le cailloux pour ceux qui me l'ont
demandé. Nous sommes allés régler une vieille affaire qui nous avait laissé un goût amer l'automne dernier: Athroscopie.
C'est une voie mi libre-mi artif, qui doit passer à la journée. Finalement malgré notre motivation pour partir tôt le matin, on a attaqué à 10h passé suite à "bouchon" dans les rappels du Devenson!

Cette fois ci nous sommes armés d'un matos plus typé artif que l'année dernière: on sait à quoi s'attendre! L'A1 ouvert en 2000 par Guigliarelli et Keller ne passe pas en libre pour sûr. 10 pitons, 2 jeux de friend, c'est bien ce qu'il fallait pour se faire plaisir. Et la voie le vaut bien. Elle est aussi majeur que ce que l'on avait pu deviner de loin l'année dernière. Ca grimpe majoritairement en libre et chaque longueur présente un passage d'artif pimenté où l'on se retrouve avec un kilo de ships dans le caleçon.


 Une longueur de 6a/A1 de plus. Le cheminement dans ces dévers est hallucinant: un coup de cul en artif, puis des cheminées shipsteuses à gogo ensuite où il faudra réussir à trouver une position de repos pour sortir le friend qui va bien.
  Le rocher marron qui vire au orange en fin de journée: le rêve.

Grimpez le soir, seul face à la mer, une fois que les grimpeurs ont évacué les lieux, dans un itinéraire sans trace de passage autre que 2 spits de 8 au milieu, c'est le paradis.
Pour sortir la dernière longueur en A2, la frontale aura été plus qu'utile car la nuit était déjà tombée. Au loin quelques bateaux de pêche illuminés sortent du port de Marseille: seules trace de civilisation. Plus un bruit aux alentours; seule une petite lumière franchie petit à petit les derniers mètres de dévers du Devenson. C'est ma Mumu à qui je viens de lancer notre unique frontale sur la corde de hissage. Pourvu que la petite lumière qui anime encore une poignée de défenseurs des espaces naturels d'aventure ne soit pas soufflée trop vite par l'appât du gain des tours opérateurs avides de consommation d'espace pour leur clients.

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Viking 16/11/2008 19:56

Ils sont fous. Mais le problème c'est qu'ils ont du pouvoir et de l'argent et avec ça on peut tout pourrir. La dernière nouveauté c'est qu'il faut des refuges avec chambres individuelles, douches, et animation pour les touristes le soir. Et puis il faudrait faire venir des Sherpa pour bosser ici, car les clients des tours opérateurs ne veulent pas porter de sac!!! C'est trop dure de faire 600m de dénivelés avec un sac contenant le picnic de midi fourni chaque jour par le gardien. Pour eux le Mercantour n'est qu'un bon produit commercial, une machine à fric.... Une triste fin.

Lolo 15/11/2008 21:20

Ca fout les boules ce ptin de projet!!!!!Bon sinon encore de bien belles photos! Meme si les couchers de soleil aux alentours de 17h sont magnifiques on serait pas contre des journées un peu plus longues pour faire encore plus de croix!