REVALPIN

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Encore de la poudre

13 Janvier 2009 , Rédigé par Revalpin Publié dans #Ski

Vraiment dément cette neige toujours légère après une semaine de beau temps dans le 06. En plus cette fois c'était plein sud!!

Descente sur fond de mer dans les Alpes Maritimes en versant sud du Lauvet d'Ilonse.










Le Lauvet d'Ilonse depuis Pierlas est en condition assez rare. La route qui va vers Ilonse est bien déneigée au début au dessus de Pierlas. Elle permet d'accéder directement à une altitude bien enneigée. Cette rando débonnaire est idéale pour une initiation au ski de rando, surtout que la neige y est assez top en ce moment. Nous sommes descendus en versant sud jusqu'à la foret avant de remonter un peu pour rebasculer sur Pierlas.
Jean Pierre se régale.

 Derrière on peut voir le Mt Giraud au dessus de la Bolline qui a l'air en top condition, sans parler du Mercantour qui attend sagement les skieurs du printemps.  

Pour l'enneigement général du coin, il a l'air d'avoir moins neigé la semaine dernière vers le Cians et le Mounier que dans l'Esteron.
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Esteron en folie

12 Janvier 2009 , Rédigé par Revalpin Publié dans #Ski

Tout là haut, au source de l'Esteron, du ski d'exception ce dimanche.
 C'est le gavage, le pied, le rêve!

Devinez où?


C'est effectivement le sommet des Quatres Thermes du Teillon dans les préalpes de Grasses. La neige était encore parfaite. Sur tout le massif, de grosses corniches surplombent les versants sud à sud-ouest. Pourtant, il n'a pas du tant souffler que ça pendant la dernière chute de neige pour obtenir une couche aussi uniforme et agréable pour le skieur.
Dimanche beaucoup de skieurs des environs de Grasses au sommet du Teillon, mais aussi des raquettistes, des surfeurs et même une femme qui a porté ses skis de piste jusqu'en haut!! C'est dire comme la nouvelle de cet enneigement extraordinaire s'est vite répendue. En haut tout le monde était radieux de découvrir un paysage familier pour les locaux, mais inhabituellement enneigé: la mer de St Raphael jusqu'à Nice, le Mercantour et les sommets du Verdon tous blancs.

 Deuxième montée au sommet du Teillon au dessus du lac de Castillon à gauche.

Au fond, les sommets du Haut Verdon ont l'air bien plâtrés.
 En versant Nord-Est, la  neige n'était ni transformée, ni ventée.... intacte depuis  la dernière chute

L'accès au Teillon par le village de Soleilhas est très bien enneigé. Il y a déjà environ 1m au village. La face Nord-Est classique devrait rester skiable pendant très longtemps cet hiver.
Nous avons fait une première descente dans la combe ouest du vallon de la Gravière: tout en neige froide. Encore un peu et on arrivait au pied des voies d'artif du Teillon. Puis après avoir remonté au sommet nous sommes descendus non loin de l'itinéraire de montée, en face Nord-Est, dans une pente encore vierge de toute trace.

La face  Nord Ouest du Teillon vue depuis Demandolx.

Pour les amateurs d'itinéraires "bis", plusieurs couloirs ont l'air de passer en ski à travers la barre Rousse, une fois que le manteau neigeux sera stabilisé.

Les 2 cascades de glaces du Teillon ont l'air aussi en bonnes  conditions: -10°C dimanche matin à Soleilhas!

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Ski au dessus de la grande bleue

10 Janvier 2009 , Rédigé par Revalpin Publié dans #Ski

Depuis jeudi, une excitation incroyable c'est emparée des skieurs azuréens. Les premières montagnes au dessus de la mer sont blanches. La chute de neige qui a provoquée une panique mémorable à Marseille cette semaine, n'a pas épargnée la cote d'Azur où tout est blanc à partir de 600m d'altitude.


Vue sur la baie des Anges depuis la cime de l'Estellier à 1270m. 

Vendredi, tôt le matin, je ne résiste pas à aller voir ce que ça donne avant d'aller au bureau. A la façon d'un Chamechaude matinal pour les grenoblois, me voila parti pour les Baous. En pleine nuit, il y a tellement de neige au col de Vence que je manque de mettre plusieurs fois la voiture en travers. Je redescends donc sagement vers la vallée du Var par Coursegoule et Bézaudun pour ne pas avoir à recommencer cet exercice périlleux au retour. Après avoir difficilement dégagé à la pelle une place de parking au niveau du pont sur le vallon de Bouyon à 750m, c'est parti pour un enchainement improvisé du Viérou et la cime de l'Estellier.


Face nord du Viérou  en condition hivernale rare, descendue un peu plus tôt, vue depuis la cime de l'Estellier


Sur la crête du Viérou, un peu avant le sommet, je chausse les ski en direction du versant nord au levé du jour. Le ski est dément et je me laisse emporter par la pente jusqu'au vallon de Bouyon dans une neige légère trop facile à skier. La remontée à l'Estellier est magique avec le levé du soleil qui rosi la pente, un groupe de chevreuils surpris sous des pins, des perdrix grignotant les baies de cynorhodons et une vue sur la cote qui s'élargie de plus en plus. La descente sera moins bonne en touchant quelques pierres, mais ça passe jusqu'à la case départ au prix de quelques sauts grisant des murets de restanques.
ski exotique à la face sud de l'Estellier, en condition seulement ce matin là! 

Aujourd'hui samedi, c'est reparti pour un tour dans la célébrissime face sud du Cheiron en condition une fois tous les quarts de siècle depuis St Pons. Pour ceux qui ne connaissent pas la cote, imaginez une face plein soleil de 1000m de dénivelé avec une pente toujours soutenue perchée au dessus de la mer. Un rêve, qui hantait les esprits de pas mal de skieurs au dire de certains croisés ce matin dans cette pente éphémère.
La crête du Cheiron vue depuis la pointe de Jérusalem (1768m)

Coté Méditerannée, c'est la pente sud qui nous attend, coté ombre c'est la pente nord dont la poudre nous attend aussi!  
La descente mythique, tellement rêvée, était donc bien là ce matin sous nos spatules. Et en plus avec des conditions de neige assez optimum: montée en peau depuis St Pons et descente en ski jusqu'à 150m au dessus du village. Merci M Giraudon pour l'info partagée sur le bulletin neige de météo France hier. Et même avec toute cette publicité il n'y avait qu'une vingtaine de skieurs aujourd'hui: pas tant d'accros au ski à Nice!!
 Petit gavage pour s'échauffer en face Est de la pointe Jérusalem.

  Cécile n'en revient pas: ça tourne avec les oreilles.

Après cet apéritif, la pente sud ne peut plus nous résister: la pression monte un peu.
On remonte jusqu'à la croix de Verse pour se trouver au dessus d'une incroyable pente vierge de toute trace qui donne le tournis en direction de la profonde vallée du Loup. Attention aux yeux voila des photos historiques : 20 minutes d'anthologie à s'en mettre pein les mirettes. On voudrait s'arrêter tous les 100m pour immortaliser l'évènement en photos. Mais souvent la pente nous embarque pour un run un peu plus long. On s'arrête pour reprendre son souffle et le temps semble arrêter sa course l'espace d'un instant, avec le sentiment d'accomplir quelque chose d'incroyable.

 Mumu s'envoie le premier grand shoot de poudre sous la croix de Verse. Le soleil chauffe et de gros escargots partent sous nos traces dans la pente déjà raide.

Plus bas c'est déjà bien transformé.
  Muriel sur fond de méditerranée sans bouée de sauvetage.

Et dire que certains vont jusqu'en Norvège pour skier au dessus de la mer... Ca doit pas être aussi grisant qu'ici.
   Plus bas les genets dépassent un peu de la neige transfo. 

Derrière, Benoit et Cécile savourent encore un peu cette descente de fou juste au dessus de leur tête.


Tchao le Cheiron..... à dans 20 ans.
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Limone, capitale de la neige!

6 Janvier 2009 , Rédigé par Revalpin Publié dans #Ski

Le sud du piémont italien est véritablement enterrée sous la neige, et les chutes de neige ont l'air de vouloir encore s'y attarder cette semaine. Voila quelques photos de la fin de semaine dernière.

Coté Français, l'enneigement est déjà important cette année. En remontant la Roya, on voit des sommets depuis Vintimille que je n'avais jamais vu enneigé. Du coup, feu sur le Mt Bertrand au dessus de Tende. C'est un des derniers sommets de la chaîne frontalière avant la mer, plus au sud que le Marguareis. La vue y est du coup très dégagée. On prend une petite route dans le village de Tende qui remonte le vallon du Refreï. Après quelques centaines de mètres, il faut déjà garer la voiture au risque de s'encaller dans la neige. Départ ski au pied à 850m!!
Sur la crête du Mt Bertrand, la courbure de la terre apparait??? Photo pourtant sans trucage.

Une vue inhabituelle des sommets des Merveilles depuis l'Est: Bégo, St Marie , Abisse...
La montée par la crête des granges de Mt Long puis par la crête ouest du Mt Bertrand est variée. La pente est suffisante tout le long pour le ski. Il y a juste 500m aux environs de la baisse  de Crouseta où la foret est très dense et ne permet pas un ski facile avec des arbres couchés en travers du chemin par le poids de la neige. Le reste est un enchaînement de points de vue magnifiques sur la vallée de la Roya, d'alpages transformés en croupes blanches, de clairière dans les bois, de forêt de mélèze. Nous avons fait la trace du haut en bas, même pas une vieille trace de passage visible. Ce sommet est oublié des azuréens? Pas des habitants de la Roya quand même?
  La croix sommitale du Mt Bertrand avec le Viso tout au fond qui domine le piémont italien.
L'itinéraire passe quasiment tout du long légèrement en versant nord de la crête gardant la neige froide et poudreuse.
Pour nous, la descente était croûtée par le vent en haut, puis poudreuse jusqu'à 1500m et transfo en dessous des granges de Mt Long en versant sud.


Le village de limone: l'autre pays de la neige.

 Ici à 900m, le premier étage des maisons est comblé par la neige. Les gens accèdent directement au balcon du premier étage de plein pied!!!

C'est le canada, la station de Limone croule sous la neige. Ils ne savent visiblement plus trop quoi faire de toute cette neige qui encombre les rues!

Nous avons aussi tenté d'aller visiter les cascades de glace du val Gesso. Quelles mauvaises idées.... Tout est enterré sous la neige pour longtemps. Comptez une heure d'approche de plus que les horaires des topos. Les cascades faciles ne sont même plus visible et pour les autres le risques d'avalanche est plus que certain. Nous avons sauvé la journée dans Solarium au dessus de St Giacomo d'Entraque, ce qui donne 2h30 d'approche pour deux longueurs de glace sympa en 4+/5. Heureusement que l'on avait des skis, sinon nous n'y serions jamais arrivés! Les montagnes du val Gesso sont plus qu'impressionnantes cet hiver et l'ambiance était très haute montagne avec une magnifique météo.
Ambiance hivernale dans les cascades du val Gesso avec en toile de fond le versant sud-ouest de la Punta Savina ou d'autres délices glacés attendent l'alpiniste au printemps.
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Tête de Colombière

21 Décembre 2008 , Rédigé par Revalpin Publié dans #Ski

Un peu de ski de rando dimanche pour aller tâter toute cette poudre vierge tombée la semaine dernière. Il était temps, car les grosses chaleurs de ce week end commençaient déjà à fortement transformer les cristaux de neige fraîche. Nous avons donc pris la direction du versant nord de la Tête de Colombière qui avait conservé une neige au top de la légèreté. Malgré l'orientation, c'était de plus en plus lourd et collant vers le bas de la descente.

 Comme on peut le voir derrière Mathieu Blanchard, la tête de la Colombière est située à proximité de la station de Valberg. Elle domine le bassin versant de la clue d'Amen au dessus de Guillaume. 
   Vue sur la crête toute proche qui court du Mt St Honorat à gauche jusqu'aux aiguilles de Pelens à droite.
La montée depuis le vallon des Roberts étaient très praticable en suivant approximativement le tracé de randonnée indiqué sur la carte depuis le hameau de St Jean. Pour la descente nous sommes d'abord restés sur une croupe puis au niveau de la forêt nous avons pris un des couloirs qui permet d'éviter les arbres trop denses. Au final une belle descente pour ce début de saison exigeant pour le randonneur: risque d'avalanche, trace physique à la montée et descente en neige parfois profonde où il faut serrer les cuisses.

 Vince déjà à fond, en plein test de ces nouveaux skis...
Qu'est ce que ça va donner une fois qu'il les aura apprivoisés?
 Mumu, qui aura blasé tout le monde aujourd'hui, par son style de ski qui déroule trop facile!!

C'est pas juste d'avoir déjà tant skié...
 

Concernant le risque d'avalanche dans ce versant nord, le haut des couloirs nous a paru craignos et accumulés par le vent. Nous sommes donc restés sur une croupe dégarnie à ce niveau. Dans la forêt c'était homogène et en train de bien se tasser avec ce coup de chaud.

 Pour finir voila de beaux cristaux de neige en gros plan. Les reconnaissez vous? Allongés, de formes hexagonales, trouvés près d'un ruisseau. C'est du ....???

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Sports d'hiver

8 Décembre 2008 , Rédigé par Revalpin Publié dans #Ski

Voila enfin un peu de neige sur REVALPIN. Il faut dire que le département des Alpes Maritimes en est gavé.  Et depuis une semaine maintenant ça chausse à partir de 1400m dans les versants pas trop ensoleillés. En fait toutes les randos classiques sont assez enneigées.
Dimanche nous avons fait la Croix de Carlet en descendant par le fond du vallon de la Tour. Le vent a bien soufflé au dessus de la forêt et le transport de neige par le vent a été important. Fini les champs de poudre de la semaine dernière en altitude. La surface est généralement décapée ou croûtée par le vent sur les sommets. Plus bas dans la forêt c'est toujours le même régal: léger et profond, ça passe partout! Sur la route de Sestrière, il y avait assez de neige pour couper tous les virages jusqu'à St Dalmas... Dément!

Les Balcons du Mercantour sous la neige.

Les versants sud au dessus de St  Dalams sont presque skiables!
   Mumu fend la croute formée par le vent dans les pentes sommitales de la croix de Carlet.

Vu de la crête de la Croix de Carlet, les deux cascades classiques de Gialorgue ont l'air en condition pour ceux qui voudraient dépoussiérer les piolets. Malgré l'impression de douceur sur la cote, il continue de faire assez  froid dans les versants à l'ombre de montagne et ça continue de grossir de partout. Le mini site de dry des Crotasses à l'air jouable aussi.
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L'automne se prolonge en Sardaigne

30 Novembre 2008 , Rédigé par Revalpin Publié dans #Escalades

Encore un peu de grimpe pour clore ce mois de novembre. Pendant que les trombes d'eau déferlent à Nice, Muriel, Marie, Jeannot et Pierre ont trouvé refuge en Sardaigne. Enfin "refuge", c'est un grand mot, car sur une ile exposée en plein vent aux perturbations méditerranéennes, le climat peut se déchaîner comme il en a l'habitude en automne.


Une grotte comme refuge pour grimper tout l'hiver en Sardaigne?


Ah, l'esprit de l'aménagement des îles de Sardaigne et de Corse: le rêve. Quand je pense que tout bon Corse se doit de détruire au passage le moindre cairn qui pourrait indiquer aux touristes le chemin à suivre pour ne pas se perdre dans garrigue. Que croyez vous qu'il se passerait dans le cas d'un projet du style "Balcon du Mercantour" en Corse?.... La révolution de l'île toute entière pour sûr!! Imaginez les refuges corses, où il n' y a même pas de couverture, transformés en hôtel!!!


Les falaises de calcaires, la mer bleue, le soleil, alors que toutes les Alpes sont déjà plongées dans l'hiver: c'est la Sardaigne. 
Nos 4 grimpeurs sont partis au sud-ouest de la Sardaigne, à Iglésias, pour cette fin de mois de novembre. Dans cette petite région Sarde, une foule de sites de grimpe permettent varier les plaisirs en passant par les grottes, les dalles, les grandes voies et même un "Pain de sucre" accessible en bateau par bonne mer. Bref c'est encore un petit bijoux de plus dans cette île qui mérite le qualificatif de paradis de la grimpe avec du soleil, du beau rocher et une ambiance typiquement méditerranéenne. Une fois là bas, on comprend qu'un grimpeur comme Morizio Oviglia y ai élu domicile au vu du potentiel incroyable de rocher à découvrir. Toutes les infos sur l'actualité de la grimpe en Sardaigne sont dispo sur Sardiniaclimb.

 Trop d'encrages dans les voies de Sardaigne pour Jean Gounand qui snobe le premier point de cette grande voie du cap de Masua! 
    Muriel dans les voies de calcaire rouge près de la grotte de St Giovanni.
A coté d'Iglésias se trouvent les beaux lacs de Monteponi et Punta Gennarta. A 30minutes de route il y a aussi la presqu'île de St Antioco. Il est possible de grimper juste au dessus de la mer sur les falaises de Masua au milieu des cactus et autres figuiers de barbarie.

La nuit tombe sur le Pain de Sucre de Masua.


Finalement la mer trop démontée n'aura pas permis d'aller grimper sur ce monolithe de rocher: seule face au large, l'ambiance "Calanque" doit y être garantie. 

 36 ans après l'ouverture de l'Ecole Buissonière à Aiglun, notre Jeannot Gounand à la recherche de l'itinéraire dans les grandes voies de l'aiguille de Masua.
 
Et puis si vous voulez voir autre chose que des falaises autour d'Iglésias, il y a pleins de ruines Nurhagiques comme dans presque toute la Sardaigne: une bonne façon d'imaginer un peu le mode de vie de ces civilisations pré-romaines en italie.

Le golf de Gonnesa, fouetté par les vagues.


Et dire que la cote d'Azur devait ressembler  à ça il y a 50 ans. Mais où l'urbanisme  s'arrêtera t il?


Enfin bon, il y a de l'espoir, on commence par démonter les Macdo sur les plages à Cagnes....


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La rebellion de l'Esteron

22 Novembre 2008 , Rédigé par Revalpin Publié dans #Escalades


Voila la neige qui s'invitait presque sur le littoral ce dimanche! L'hiver sera t il plus froid que la moyenne? Voila quelques photos de la semaine dernière à Aiglun pour se réchauffer.


"Panache" : encore une voie historique où notre Bérhault  photogénique tente de libérer le fameux toit dans une double page du topo V2 des Alpes Maritimes.


Marine remonte sous le grand toit du bas de la falaise.






Il était une fois une rivière appelée Esteron qui coulait paisiblement dans l'arrière pays niçois. Fatiguée des hommes qui remontaient son cours pour exploiter les richesses de sa haute vallée, elle décida de tailler une profonde clue sous le Mt St Martin pour s'isoler de la basse vallée de l'Esteron.

La rampe déversée.



Malheureusement les hommes détournèrent cet obstacle à leur avantage pour pratiquer le canyoning et l'escalade. Ils sautaient dans les vasques éclaboussant les berges de la rivière et lui jetaient des blocs en purgeant les falaises.

Traversée descendante dans un océan de rouge.



Agacée par tant de profiteurs, la rivière décida de lâcher parfois des crues sournoises sur ses visiteurs et d'envoûter les grimpeurs par un vertige incessant.

 Couleur d'automne  sur les rives de l'Esteron.



Depuis ce jour, le temps est devenu orageux en été et les falaises d'Aiglun se sont mises à pencher terriblement dans le mauvais sens!

Dorénavant il n'est plus possible de grimper dans les dalles tranquilles d'autrefois. Les cannelures d'Aiglun se sont transformées en trous qui sont les seuls reliefs salvateurs dans ce mur. Les vires se sont transformées en autant de toits que les voies d'escalade sont obligées de contourner.

                                              

Dorénavant il n'est pas raisonnable de partir pour descendre la clue sans avoir pris au préalable la météo.


Notre ami Eric Keffer a rééquipé le début de la voie jusqu'au toit. En l'état, il faut un jeu de friends pour se protéger en plus de l'équipement en place. Pas besoin de pitons à moins que vous ne veniez à arracher une des pièces de musé en place (au voleur).
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Les Calanques pour oublier les BALCONS mercantiles du 06

15 Novembre 2008 , Rédigé par Revalpin Publié dans #Escalades

Voila quelques photos de grimpe du pont du 11 novembre dans les calanques, pour se remonter le moral en ces temps difficiles où le CG durcit sa position en insistant sur son projet de marchandisation à outrance du Mercantour. Mais jusqu'où ira-t-il pour se ridiculiser face au grand publique qui a bien conscience que les derniers espaces naturels de France doivent être protégés, même si "le tout un chacun" ne se rend pas trop compte de l'impact des petits travaux fais ça et là?

En plus dans les calanques, la protection des espaces est très au goût du jour. La tendance est plutôt au déséquipement de certaines mains courantes sur les sentiers et
de source sûr le parc national des Calanques n'a jamais été aussi proche.

Couché de soleil sur l'ile du Riou, en haut de la voie du levant (qui n'a jamais aussi mal portée son nom).

J'adore l'automne pour la chaude couleur de ses couchés de soleil qui ne se font pas attendre dès 17h.
 Deuxième couché de soleil 2 jours plus tard avec le profil du fameux pilier du Devenson à droite.

La perturbation arrive au loin pour la nuit, il est temps de sortir de la voie!!!

Ces paysages ayant un peu apaisé mes nerfs surchauffés, voila de l'action.
Tout d'abord à Castelvieil où nous avons parcouru la voie du toit branlant. On a dû louper un truc car on a pas vu de toit??? Par contre les tubes, boyaux et passages secrets à l'intérieur de la paroi sont monnaie courante dans cet itinéraire. Rien que l'accès de la voie par le début de la "traversée sans retour" met dans l'ambiance, pendu en fil d'araignée au dessus de l'eau, à essayer de penduler désespérément vers la droite. Puis dans la voie, ça ne ressemble à rien que je connaisse: un rocher érodé en forme de pétales et de tubes plongeant dans la mer
. On se croirait dans le grès de Jordanie. L'assurage sur friend et lunules à demeure est très plaisant et le cheminement est simplement au plus facile: le top.

 Dans la traversée sans retour juste 10m au dessus de la mer. Le rocher est érodé comme jamais par le ressac des vagues. Un avant goût de la suite.
 Mais quel tube choisir? Par dedans ou par l'extérieur?
Cherchez plutôt la prochaine lunule qui vous indique facilement le chemin.
 Muriel en haut du pilier de la dernière longueur.

 Une échappée judicieuse à gauche permet d'éviter le dévers sommitale. Ils étaient malins ces anciens!

Le lendemain après une bonne festoyade à Cassis avec les niçois en vacances par ici, nous voila de retour à la Gardiole. Chose promis, chose dûe : voila des photos de moi sur le cailloux pour ceux qui me l'ont
demandé. Nous sommes allés régler une vieille affaire qui nous avait laissé un goût amer l'automne dernier: Athroscopie.
C'est une voie mi libre-mi artif, qui doit passer à la journée. Finalement malgré notre motivation pour partir tôt le matin, on a attaqué à 10h passé suite à "bouchon" dans les rappels du Devenson!

Cette fois ci nous sommes armés d'un matos plus typé artif que l'année dernière: on sait à quoi s'attendre! L'A1 ouvert en 2000 par Guigliarelli et Keller ne passe pas en libre pour sûr. 10 pitons, 2 jeux de friend, c'est bien ce qu'il fallait pour se faire plaisir. Et la voie le vaut bien. Elle est aussi majeur que ce que l'on avait pu deviner de loin l'année dernière. Ca grimpe majoritairement en libre et chaque longueur présente un passage d'artif pimenté où l'on se retrouve avec un kilo de ships dans le caleçon.


 Une longueur de 6a/A1 de plus. Le cheminement dans ces dévers est hallucinant: un coup de cul en artif, puis des cheminées shipsteuses à gogo ensuite où il faudra réussir à trouver une position de repos pour sortir le friend qui va bien.
  Le rocher marron qui vire au orange en fin de journée: le rêve.

Grimpez le soir, seul face à la mer, une fois que les grimpeurs ont évacué les lieux, dans un itinéraire sans trace de passage autre que 2 spits de 8 au milieu, c'est le paradis.
Pour sortir la dernière longueur en A2, la frontale aura été plus qu'utile car la nuit était déjà tombée. Au loin quelques bateaux de pêche illuminés sortent du port de Marseille: seules trace de civilisation. Plus un bruit aux alentours; seule une petite lumière franchie petit à petit les derniers mètres de dévers du Devenson. C'est ma Mumu à qui je viens de lancer notre unique frontale sur la corde de hissage. Pourvu que la petite lumière qui anime encore une poignée de défenseurs des espaces naturels d'aventure ne soit pas soufflée trop vite par l'appât du gain des tours opérateurs avides de consommation d'espace pour leur clients.
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Escalades d'automne

5 Novembre 2008 , Rédigé par Revalpin Publié dans #Escalades

Voila quelques images de grimpe de cette automne dans le 06 pour patienter en attendant le retour du soleil sur la cote d'Azur: Les Brigades Rouges au Baou de St Jeannet et le Déjà Vu à Aiglun.
Ce sont deux voies pas trop dures qui se ressemblent un peu:
- le chaud rocher rouges est toujours là, pour égayer les journées au soleil faiblard de novembre
- les passages caractéristiques de ces deux voies nous rappellent qu'elles ont été ouverte dans le milieu des années 70 à la recherche d'une fissure à pitonner ou d'une lunule salvatrice.
- le rééquipement partiel au relais et avec quelques spits dans les longueurs tente de moderniser un peu ces 2 itinéraires tout en gardant l'esprit d'aventure. Le marteau et les pitons ne sont pas nécessaires, mais un jeu de friend est indispensable: parfait pour grimper litgh, clean and happy dans langage d'Obama, une sorte de ligne de conduite de nos amis grimpeurs anglo saxons.

La première fissure cheminée des Brigades Rouges à St jeannet.

Tant que l'on reste dans la voie le rocher est sain et le logo "rocher pourri" du topo n'a pas lieu de brimer cette malheureuse voie qui n'a pourtant rien fait de mal.
 Muriel enchaîne la longueur clef de la voie coté 5+ comme les autres.

5+ des années 70, pas de doute la dessus.

Ce sont des voies qui ne peuvent pas laisser indifférent. Quelque soit le niveau du grimpeur qui les parcours, je ne pense pas que l'on oublie rapidement une escalade de ce style. Ce n'est pas toujours le cas de certains itinéraires dont on ne se souvient malheureusement pas toujours de la première longueur quand on arrive en haut, après avoir sans cesse couru jusqu'au spit suivant! Ne me dites pas que ça ne vous est jamais arrivé!

Le beau mur à goutte d'eau de la troisième longueur du Déjà Vu à Aiglun: un bijou de rocher accrédité 06.
 Muriel à la recherche de la prochaine lunule dans le Déjà Vu. Ici pas trop de plaquettes brillantes au loin.

Il faudra arriver à deviner la sculpture du rocher de loin pour savoir où il sera possible de poser une lunule solide.

La recherche d'itinéraire et la difficulté de l'escalade sont un peu plus élevées dans le Déjàvu. D'ailleurs dimanche dernier nous avons perdu la voie dans sa traversée à droite au centre et après quelques errances nous sommes sortis par les 3 dernières longueurs de l'Ecole Buissonière. Ca passe très bien comme ça en clipant entre les 2 quelques spits de "à la recherche du temps perdu".
Bonne grimpe automnale.
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